Comment Je Suis Devenue Prof de Français…

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J’ai été inventoriste, fleuriste, secrétaire, réceptionniste, agente de centre d’appel, vendeuse, j’ai fait du télémarketing, encadré les auditions de Canadian Idol, ai bossé dans une usine et… je suis devenue prof de français, une job que je ne suis pas prête de lâcher – guess why !

Il faut dire que je suis tombée sur le bon pays. En effet, le Canada a deux obsessions majeures, généralement assez hermétiques pour la plupart des étrangers :

  • L’accord sur le bois d’oeuvre entre les USA et le Canada (dont j’ai suivi activement les derniers développement – c’était bien involontaire de ma part, c’est juste que j’enseignais à Industrie Canada…)
  • Le bilinguisme

Vous n’êtes pas sans savoir que le Canada comporte de nombreuses provinces et territoires (13, soyons précis), certains francophones, certains anglophones, certains bilingues. Qui est quoi ? Le Québec est officiellement francophone, le Nouveau-Brunswick est la seule province officiellement bilingue, et le reste est anglophone, avec des poches francophones un peu partout (Manitoba, Ontario…). Le tout forme un pays qui se bat sur quelle langue utiliser, quelle langue privilégier, quelle langue a combien de pourcentage de locuteur. Et surtout, pas-dessus, un long contentieux entre anglophones et francophones.

Voici la carte linguistique du Canada (seules les langues officielles sont indiquées) :

Un peu d’histoire...
Le Canada est né de l’union de trois colonies britanniques, elles-mêmes anciennes colonies françaises au temps de la Nouvelle-France. Le pays a obtenu son indépendance du Royaume-Uni pacifiquement dans un processus qui s’est étalé de 1867 à 1982.

En 1534, Jacques Cartier explore le Golfe du Saint-Laurent et prend possession du territoire au nom du roi, François 1er. De 1608 à 1763, des parties du Canada actuel sont colonisées par les Français :

  • Samuel de Champlain fonde la ville de Québec en 1608
  • Ce qui deviendra plus tard la ville de Montréal est fondé en 1639
  • L’Acadie est colonisée entre 1611 et 1713

Dès 1740, le Canada français compte plus de 50 000 habitants, et ceux-ci sont nés dans leur nouvelle patrie : ils ne sont plus des immigrants français, mais des Canadiens.

Une guerre éclate en 1756 entre les Britanniques et les Français. Celle-ci se soldera par le Traité de Paris (1763) où la France est obligée de choisir entre sa colonie de Nouvelle-France et les Antilles. Elle choisira les Antilles, avec leurs ressources naturelles. Elle se sait isolée en Nouvelle-France, avec son infériorité numérique face aux Anglais.

La conquête anglaise est douloureuse pour les Canadiens francophones, qui perdent leur religion, leurs lois et leur langue. Ils doivent désormais vivre dans une Amérique Britannique.

En 1791, cette partie des colonies britanniques est divisée en deux provinces :

  • Le Haut-Canada (c’est l’actuel Ontario), où vivent en majorité des Anglais
  • Le Bas-Canada (c’est le Québec actuel), où vivent les Francophones.

Il y a un grand déséquilibre politique entre les deux Canada : bien que le Bas-Canada ait une population plus importante, il a moins de députés au Parlement, alors situé à Montréal. Ceci débouche sur la révolte des Patriotes en 1837. Cette révolution est violemment réprimée par l’armée anglaise.

Cette rébellion aboutira à la fusion des deux Canada par l’Acte d’Union de 1840. Cela permet de réduire la dette du Haut-Canada en la répartissant sur le nouveau territoire, et aussi un meilleur contrôle de la culture francophone, visant l’assimilation complète.

En 1866, les Pères de la Confédération entreprennent d’unifier les trois colonies — le Canada-Uni, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick — menant ainsi à la création du nouveau pays. L’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867 crée un dominion, sous le nom de Canada, avec quatre provinces distinctes : l’Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. Le but de cette organisation est de noyer le Québec très peuplé, concentrant les francophones dans un groupe de petites provinces anglophones avec les mêmes pouvoirs.

Suite à la guerre de la Rébellion de la rivière Rouge, la province du Manitobaest créée, et intégrée de force au sein de la Confédération en juillet 1870. La colonie de la Colombie-Britannique et la colonie de l’Île du Prince Édouard rejoignent la Confédération respectivement en 1871 et en 1873. L’Alberta et la Saskatchewan sont formées en 1905, nées des Territoires du Nord-Ouest nouvellement explorés et peuplés. En 1949, le Dominion de Terre-neuve, anciennement indépendant, est la 10ème province à rejoindre la Confédération.

Avec l’abolition de l’Empire britannique, tous les liens impériaux sont rompus et le Canada obtient de fait son indépendance, bien que sa constitution reste à Londres. Il entre alors dans la Commonwealth.

La politique du bilinguisme en marche

Bien que les deux peuples fondateurs du Canada aient été francophones et anglophones, seul l’anglais a été utilisé pendant des décennies, le Français étant banni du pays.

En 1867 naît la première loi sur le bilinguisme : la Loi constitutionnelle de 1867 autorise l’emploi du français ou de l’anglais dans les débats du Parlement ainsi que dans les procédures devant les tribunaux fédéraux. Cette disposition prévoit également l’usage obligatoire de ces langues dans les archives, les procès verbaux et les journaux du Parlement de même que l’adoption et la publication des lois dans les deux langues.

Quelques avancées minimes ont pris peu à peu place (timbres poste et billets de banque bilingues…), mais ce n’est vraiment qu’en 1963, avec la création que la Commission Royale sur le Bilinguisme et le Biculturalisme qu’une politique d’état a commencé à redonner sa place au Français. La première Loi sur les langues officielles est adoptée par le Parlement en 1969. Elle statue sur trois points principaux :

  • Le français et l’anglais sont les langues officielles du Canada et elles ont un statut et des droits et privilèges égaux quant à leur usage dans les institutions du Parlement et du gouvernement du Canada assujetties à la Loi;
  • Favoriser l’épanouissement des minorités francophones et anglophones et appuyer leur développement;
  • Promouvoir la pleine reconnaissance et l’usage du français et de l’anglais dans la société canadienne

En 1973, le Parlement vote une résolution concernant la langue de travail et la participation des collectivités francophones et anglophones au sein de la fonction publique fédérale. L’année suivante, la Loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation entre en vigueur en même temps que les règlements touchant l’étiquetage bilingue des produits de consommation.

Puis la Loi constitutionnelle de 1982, comprenant la Charte canadienne des droits et libertés, est proclamée. Elle contient davantage de garanties constitutionnelles à l’égard du statut et de l’emploi des langues officielles du Canada dans les institutions fédérales. En vertu de l’article 23 de la Charte, les provinces et les territoires sont tenus de fournir à leurs minorités l’enseignement primaire et secondaire dans leur langue, là où le nombre le justifie (l’anglais au Québec, le français partout ailleurs).

En même temps, en 1977, le Québec adopte la Charte de la Langue Française (Loi 101). Celle-ci est «résolue à faire du français la langue de l’État et de la Loi aussi bien que la langue normale et habituelle du travail, de l’enseignement, des communications, du commerce et des affaires ».

Aujourd’hui, le taux de bilinguisme a progressé (les résultats du recensement de 2006 sont attendus) :

D’un taux de 16.3% de la population bilingue (1991), on est passé à un taux de 17.7% (2001). Le taux de bilinguisme au Canada, hors Québec, est quant à lui passé de 9.8% à 10.3%.

Le bilinguisme n’existe pas, certes, “coast to coast”, comme l’avait rêvé Trudeau. La tâche n’est pas si facile… Après tout, la volonté de rendre le Canada bilingue date de 1969 (Loi sur les langues officielles “adoptée par le Parlement). C’est encore relativement récent, surtout que :

  • Il y a un grand déséquilibre des nombres entre anglophones et francophones : sur une population de 29.6M d’habitants, on compte 17.5M d’anglophones (59.3%) pour 6.7M de francophones (22.7%).
  • Le pays est extrêmement étendu : cette fédération de 10 provinces et de 3 territoires s’étend de l’Atlantique au Pacifique…
  • Le Canada accueille chaque année de nombreux immigrants (225 000 par an depuis 1996, en moyenne). Il y a actuellement au Canada 5.2M d’allophones… Le Canada compte en effet 34 groupes ethniques, et c’est le Mandarin qui est la troisième langue du pays !

Cependant, un certain bilinguisme existe, les Canadiens sont sensibilisés au français et il y a une volonté de continuer dans cette voie. Du côté anglophone, on a assez bien intégré que le français n’était pas une sous-langue dont l’apogée était le célèbre “voulez-vous coucher avec moi ce soir“. Côté francophone, on se bat généralement bec et ongle pour le maintient du français, et rentrer dans le débat se fait à vos risques et périls. La situation est parfois ubuesque pour les étrangers…

Ottawa est au milieu de tout ça. La capitale est une ville de fonctionnaire, où quasi tout le monde travaille de près ou de loin pour le gouvernement fédéral. Niveau géographique, Ottawa se situe en Ontario, mais nous sommes à deux pas de Hull-Gatineau, donc du Québec. Quelques kilomètres et un pont séparent les deux provinces, mais il faut bien avouer que Hull-Gatineau est un peu le satellite économique d’Ottawa, les francophones étant aussi employés du gouvernement fédéral en général.

Qui dit gouvernement fédéral dit gouvernement qui se doit d’être bilingue. Qui dit de nombreux anglophones à former. C’est là que nous entrons en scène.

Les employés du gouvernement, selon leur niveau (cadres, employés, commis…) et leur travail (en relation avec le public ?) sont tenus de maîtriser plus ou moins une deuxième langue officielle. Ils auront quasiment tous à passer les examens de la fonctions publique.

Il existe trois sortes d’examen :

  • L’examen oral (oral, entretien d’une heure)
  • L’examen de grammaire (écrit, questionnaire à choix multiple)
  • L’examen de compréhension écrite (écrit, questionnaire à choix multiple)

Chacun de ces examens a trois niveaux majeurs de compétence :

  • “A” : notions de langue seconde
  • “B” : peut soutenir une conversation simple et lire quelques documents
  • “C” : bilingue
  • “EX” : bilingue, exempté de l’examen à l’avenir

Eh oui… Car ces examens doivent être renouvelés tous les cinq ans en cas d’un changement de poste, ou tous les sept ans si l’employé reste dans le même poste.

Je ne vous dit pas le nombre de personnes à former… ! Il existe plus de 30 écoles de langue à Ottawa, et même si la plupart sont de petites écoles qui vivotent avec quelques étudiants, cela représente un énorme marché.

J’ai posé ma candidature dans un école de langue dès que j’ai obtenu ma Résidence Permanente. Pas toujours facile de postuler avant ça, avec un simple visa de travail, car il faut souvent passer par l’obtention d’une côte de sécurité (la côte de sécurité est l’équivalent de l’extrait de casier judiciaire en France). Obligatoire, car on est amenés à se déplacer dans tous les ministères et à manier des documents parfois sensibles. J’ai été accepté dans la première école où j’ai postulé, et ça fait toujours plaisir, merci. Depuis un an, je suis donc prof de français à temps plein.

Je travaille en général par tranches de trois heures, de 9:00 à 12:00 et de 13:00 à 16:00. Je fais aussi parfois des cours de deux heures, ce qui fait 10:00 à 12:00, 12:30 à 14:30 et 14:30 à 16:30. Avant de me traiter de planquée, sachez que je prépare les plans de cours (je suis prof principale…), que je corrige des copies et que je crée des cours. Ah, tout de suite ça fait moins rêver !

Nous travaillons avec tous les ministères. J’ai à mon actif :

  • L’Agence du Revenu Canada
  • Pêche et Océans
  • Industrie Canada
  • Citoyenneté et Immigration Canada
  • Ressources Naturelles Canada
  • Santé Canada
  • Travaux Publics et Services Gouvernementaux
  • Ressources Humaines
  • Patrimoine Canada
  • Affaires Indiennes et du Nord

Mon école a trois campus, distants d’environ 15 minutes, ce qui nous permet de faire l’aller-retour sur la pluie, la neige et le soleil brûlant, Cosette style. Nous allons aussi dans les Ministère, chose à double-tranchant :

Vision optimiste : c’est la classe de passer devant la masse non-fonctionnaire, connaître l’emplacement de tous les édifices gouvernementaux et de déjeuner dans des bons restaus pas chers dans les food-courts qui sont toujours sympas dans les Ministères (allez savoir pourquoi, pourtant les fonctionnaires n’ont jamais le temps de déjeuner…).

Vision pessimiste : le putain de badge que les commissionnaires nous donne ne marche qu’une fois sur deux, et c’est pas rare de faire la queue pendant trois plombes à la sécurité.

Enseigner est un travail assez gratifiant, bien que plus difficile qu’on pourrait le penser. Les étudiants qui ont grandi à Ottawa parlent en général un peu français, et nombreux sont ceux qui ont envoyé leurs enfants en immersion. Ils sont en général assez facile à former. Quant à ceux qui sont originaires d’une autre province, ils savent au moins comment marche la langue (conjugaison, genres, accords) même s’ils n’ont pas bénéficié de vrais cours de français au préalable. C’est chose un peu plus ardue avec des immigrés, même s’ils vivent au Canada depuis des années. Un immigrant pakistanais prendra souvent sa langue maternelle comme référence lors de l’apprentissage d’une nouvelle langue, mais manque de pot, moi je ne suis pas bilingue urdu. Néanmoins, enseigner à un grand débutant est ce que je trouve le plus fascinant : c’est impressionnant à quel point l’apprentissage d’une langue se fait rapidement.

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French woman in English Canada. World citizen, new mom, traveler, translator, writer and photographer. Looking for comrades to start a new revolution.

14 Comments

  1. Tu parles quand même trois langues déjà, (plus un peu de chinois peut être ?) c’est un atout énorme pour en enseigner une autre, non ? En tout cas, moi aussi j’aimerais ça donner des cours de français. Mais avant cela, il faudrait que je prenne des cours d’anglais 😉
    Becs

  2. Un petit bonjour d’une collègue 😉
    Moi aussi je suis prof de français, mais à Toronto et dans une école un peu plus précaire que la tienne je pense.
    Mais bon, je ne suis qu’en PVT ici, je pense avoir plus d’opportunités si je reviens avec la résidence permanente.

  3. Tu as l’air d’avoir une vie palpitante … et tout ça aussi jeune ?! J’avais pensé partir aussi pour enseigner le français à l’étranger, mais je pense que le plus souvent il faut maitriser un minimum la langue du pays d’accueil … anyway, it will be for next life then …

    Tend & cos last great read…The Beat

  4. Salut,
    il est chouette ce blog !!
    J’aimerais savoir quelles qualifications tu avais en France.
    Est-ce que tu avais un diplôme de Français Langue Etrangère par exemple ??
    Merci d’avance,

    Corentine

  5. salut, je suis depuis plus de trois ans sur Montréal, comme toi j’ai fait à peu de choses près toutes les jobs qui peuvent exister (sauf petit rat de l’Opéra je pense :). Etant Breton je m’intéresse de plus en plus au N.B. car ça a l’air d’une géographie qui me plait particulièrement. Alors je me renseigne. De plus j’aimerais enseigner le français …. bref, je glane à droite à gauche des informations … comme j’en trouve sur ton site …. très bon d’ailleurs.
    Pourrait-on entrer en contact pour des renseignements, climat, insertion, job, logement, ville etc …. comme une correspondante directe sur place ? d’avance merci beaucoup

    Benjamin

    • Bonjour,
      Je viens de tomber sur votre blog et espère que vous pourrez me répondre. Je vis actuellement en France et espère m’expatrier au Canada d’ici peu. Je suis professeure des écoles titulaire mais les statistiques pour être recrutée dans des écoles françaises sont nulles. Auriez-vous d’autres astuces ou adresses ?
      Merci beaucoup pour ces renseignements.
      SA

      • Tout dépend où vous voulez aller! Dans les provinces anglophones, il y a des écoles privées d’immersion françaises où les francophones sont les bienvenus. Mais les règles pour être embauché dépendent des “school boards” locaux.

  6. Salut!

    Je viens de tomber sur ton site et ça m’a fait du bien!
    Je suis sur Montréal depuis peu mais j’ai envie de bouger.
    J’ai une Maîtrise en FLE. Est-ce que tu peux me donner des tuyaux pour enseigner le français à Ottawa?
    Merci d’avance

    Fed

  7. Bonjour,

    Je suis prof de lettres, de FLE et de culture générale.
    Après une riche expérience en France et de part le monde, je cherche à m’expatrier au Canada pour enseigner.
    Ne souhaitant plus signer de contrats locaux, je cherche à travailler dans une université ou dans une agence gouvernementale.
    Aurais tu des tuyaux à partager s’il te plaît?
    Modalités de visa, départ, logement, sécu, emploi, etc…
    Merci.
    A bientôt,

    Talitakoum

    • Bonsoir,

      Vu que ta question est vraiment large, je vais te renvoyer à des pages de ce site qui détaillent différents moyens de venir au Canada. Tu peux me contacter ensuite sur tu veux des infos plus précises. Sache cependant qu’avec un statut de travailleur temporaire (voir même d’immigrant reçu) il est très difficile de trouver un emploi au gouvernement, où les citoyens canadiens sont prioritaires. Beaucoup d’employeurs de FLE ici sont des écoles de langue privées.

      Pour le visa et les différents moyens d’immigrer: http://correresmidestino.com/tag/how-to-immigrate-to-canada/

      Aussi en français:

      Pour le travail: http://correresmidestino.com/tag/how-to-find-a-job-in-canada/

      Je te laisse commencer avec ça, car tes questions sont vagues 😉

  8. Bonjour Zhu,
    Et oui, après des années, ton témoignage est toujours d’actualité et intéresse toujours des gens ;).
    Pour informations, je suis RP à Montréal depuis Avril dernier et je travaille dans l’informatique.
    Cependant, j’ai un niveau très élémentaire en Anglais.
    J’envisageais depuis quelques temps déjà un changement de carrière, vers l’enseignement en fait, et la lecture de ton témoignage n’a fait qu’augmenter ma motivation.
    Pourrais-tu me dire:
    1) Combien de temps faudra t-il environ, pour un francophone pour passer le bac (ou tout autre diplôme qui permet d’enseigner le Français) et combien coûtent ses études?
    2) Comment est le marché actuellement à Ottawa et à quelle tranche salariale un débutant peut compter?
    3) Quelle école conseillerais tu as un prétendant comme moi, qui encore en phase de renseignements?
    Je compte être prêt pour l’été prochain en fait.

    Merci par avance et bonnes fêtes de fin d’année.

    Merci par avance pour

  9. Bonjour!!Quelle belle energie et positivisme!!Ta page est tres inspirante et meme si je parle l’espagnol je suis mariee a un cubain qui est au Quebec et qui doit apprendre le francais debutant..qui se sens isole a cause de la barrier de langue..Y a t’il un moyen de l’apprendre en ligne avec toi?merci!Roxane et Luisito

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