Résistance à la connerie humaine
Ode à la connerie humaine :
ACCOMMODEMENT RAISONNABLE
Il est interdit de lapider les femmes !
La Presse
Une petite municipalité de la Mauricie a décidé de prendre le taureau par les cornes en matière d’accommodement raisonnable. Que les immigrés qui voudraient s’installer à Hérouxville, 1300 âmes, se le tiennent pour dit : il est désormais formellement interdit de lapider les femmes, de les exciser et de se promener à visage couvert dans les rues du village.
André Drouin, conseiller municipal à Hérouxville, a été estomaqué cet automne d’être plongé dans le débat sur l’accommodement raisonnable. «J’entendais parler d’affaires que je n’aurais jamais imaginées. C’était pire que je pensais», raconte-t-il.
Il est donc passé à l’action et a réalisé, lui-même, un sondage auprès de 196 habitants d’Hérouxville, une petite localité située près de Grand-Mère.«Croyez-vous que les hommes et les femmes ont la même valeur ?» Réponse de ses concitoyens : 193 oui, un indécis et… deux non. «Accepteriez-vous que l’on vous empêche de faire un arbre de Noël ?» La réponse est unanime : un gros non. «Accepteriez-vous qu’il devienne illégal de boire de l’alcool ?» Un autre gros non. «Croyez-vous qu’un infirmier peut soigner une femme ?» Cent quatre-vingt-quatorze oui.
Et finalement, la question à 100 000 dollars : «Vous définissez-vous comme une personne raciste ?» Réponse : 196 non.
Les « normes » officielles
Muni de ces données, le conseiller Drouin a rédigé un document, signé par les sept élus municipaux, qui a été adopté jeudi soir au conseil municipal : les «normes» officielles de la municipalité d’Hérouxville. Elles se lisent ainsi : «Nous considérons que les hommes et les femmes ont la même valeur. À cet effet, une femme peut, entre autres : conduire une voiture, voter librement, signer des chèques, danser, décider par elle-même.»
En conséquence, poursuit-on, «nous considérons comme hors norme le fait de tuer les femmes par lapidation sur la place publique ou en les faisant brûler vives, les brûler avec de l’acide, les exciser».«Il est aussi à propos de se montrer à visage découvert, en tout temps, dans les lieux publics, pour faciliter l’identification. La seule exemption possible à cette règle se produit à l’Halloween.»
Traduction libre d’André Drouin : «Quand tu vas venir faire l’épicerie au village, on veut te voir le visage.»
De même, les «normes» d’Hérouxville stipulent aux éventuels immigrés que les Québécois ont l’habitude de faire des sapins de Noël, qu’ils se font soigner indifféremment par des hommes ou des femmes dans les services de santé, que les viandes de porc et de bœuf se côtoient sur l’étal du boucher et que les garçons et les filles se baignent ensemble dans la même piscine.
«Ne soyez pas surpris : pour nous, c’est normal», y précise-t-on obligeamment. «Vous saurez apprécier ce nouveau mode de vie.»
«Informer» les immigrés
Pour André Drouin, rien de plus normal, dans le contexte actuel, que d’informer les immigrés des us et coutumes des Québécois. «Il faut s’assurer que les gens qui viennent ici veulent vivre comme nous. Les musulmans qui voulaient imposer la charia, s’ils avaient su qu’ici on ne lapide pas des femmes, ils ne seraient peut-être pas venus.»
Jusqu’à maintenant, aucun immigré ne s’est installé dans le petit village d’Hérouxville. Pourquoi, donc, avoir adopté ces normes ? «Il n’y en a pas encore, mais regardez ce qui s’en vient», répond André Drouin, soulignant que le ministère de l’Immigration du Québec encourage les immigrés à s’installer hors des grandes villes.Et pour être sûrs que le message soit bien compris, les conseillers municipaux d’Hérouxville ont fait parvenir leurs normes fraîchement adoptées à une foule d’élus, dont la ministre de l’Immigration du Québec, Lise Thériault, et à Diane Finley, qui occupe les mêmes fonctions à Ottawa. «On veut frapper», résume M. Drouin.
«Nous vous prions donc de bien vouloir, à l’intérieur de votre ministère, diriger cette information vers les responsables de l’application du processus de recrutement des immigrants», ont écrit les membres du conseil municipal. «Nous proposons de plus, si vous le jugiez nécessaire, d’incorporer l’information que nous vous soumettons à votre processus d’acceptation des immigrants.»
Les élus d’Hérouxville craignent-ils de se faire taxer de racisme ? Pas du tout, répond André Drouin. «On n’est pas racistes, on explique notre culture.» Prière, donc, de ne pas lapider qui que ce soit dans les rues d’Hérouxville.
Géniaaaal… Une bande de 1300 rednecks qui n’ont sûrement jamais vu un immigrant Arabe (quand on en est réduit à ce degré de simplicité, l’immigrant est forcément Musulman, Islamiste, terroriste et tous les - ismes qu’on voudra bien lui accoler) de leur vie, décrètent par arrêté municipal qu’il est interdit de lapider les femmes sur la place du village. Et dans l’jardin, ça te vas-tu ? C’est vrai qu’il devenait urgent de légiférer sur les Talibans qui peuplent les régions québécoises…
Le Québec essaie pourtant d’attirer les immigrants en région… Comment saper une politique en trente secondes grâce au locaux “purs laine” !
Dans la province de la Fleur de Lys, la saga des accommodements raisonnables, dont ce texte affligeant fait état, n’a pas fini de faire parler.
Selon Pierre Bosset, directeur de la recherche à la Commission des droits de la personne du Québec, un accommodement raisonnable c’est : “un droit, c’est une obligation juridique qui découle, mais implicitement, des chartes des droits de la personne telles qu’elles existent au Canada, au niveau fédéral et dans les provinces, y compris au Québec.” (cité sur Radio Canada)
Autrement dit, “l’accommodement raisonnable est un droit balisé par les tribunaux pour mettre un terme à une discrimination qui porte atteinte à un droit inscrit dans les chartes provinciales ou canadienne.“.
On peut par exemple “accommoder” des personnes handicapées : on donnera à un étudiant un laps de temps supplémentaire pour un examen, on autorisera les chiens-guides dans les transports publics et les restaurants etc. Jusque là, cela pose relativement peu de problèmes aux citoyens.
Mais le débat commence quand “accommodement raisonnable” rime avec “minorités religieuses”.
La première loi sur l’accommodement raisonnable remonte en Mars 1990, où le Canada a autorisé des policiers de la GRC à porter leur turbans dans l’exercices de leurs fonctions. Peu de remous jusqu’à ces derniers temps… où s’est succédé une liste d’affaires :
- Mars 2006 : la Cour Suprême autorise un étudiant à porter son kirpan (couteau religieux sikh) à l’école
- Novembre 2006 : une YMCA de Montréal fait mettre des vitres givrées, à la demande d’un groupe de Juifs Hassidim, qui n’appréciait pas que leurs enfants puisse voir de la rue des femmes faisant du sport.
- Novembre 2006 : les femmes policières sont invitées à laisser leur place à un collègue masculin si un Juif Hassidim le requiert.
- Novembre 2006 : des politiciens s’indignent du fait qu’un centre de cours prénataux de Montréal refuse à des hommes le droit d’y assister, pour ne pas offusquer certaines femmes musulmanes, hindoues ou sikhes.
Peu de publicité a été faite autours de ces évènements en Ontario et ailleurs au Canada (sauf si on lit le Sun, mais le Sun, c’est mal), mais les faits ont largement été commentés au Québec. La province a en effet un côté un peu schizophrène. Elle mène d’une part une politique d’immigration ouverte, se tournant de préférence vers les pays francophones (France, Belgique, Maghreb, Afrique noire francophone), afin d’augmenter sa population active et de renforcer sa position de “bastion francophone de l’Amérique”. Mais d’un autre côté, nombreux sont les Québécois qui se plaignent de la disparition des “valeurs québécoises”, l’invasion des étrangers rebelles à nos belles valeurs démocratique. Ajouté à cela un conflit à peine latent entre religions : majorité encore catholique et nouveaux immigrants souvent Musulman
Tout ça finit par mijoter en une soupe franchement indigeste. On mêle allègrement xénophobie, envie de laïcité (eh, après avoir été des culs-bénis dans la province, faudrait p’tête pas l’oublier !) mais rejet des religions étrangères en attendant, ethnocentrisme, racisme, opportunisme… Mais c’est normal de se sentir comme ça : après tout, ce sont les braves “purs laine” contre les méchants immigrés qui veulent jamais s’intégrer, et qui n’ont qu’un rêve : imposer leur culture et leurs moeurs aux Québécois. Prononcer les mots “crisse d’accommodements raisonnables” donnent maintenant le droit de tenir des propos racistes en société : super !
Et la bêtise affligeante de cette petite commune en est un exemple, mais plus grave encore sont les commentaires qui ont accompagnés l’article.
Florilège :
Bravo Hérouxville: “taboules” de mes 2,allez vous entretuer dans vos pays de fous avec votre ****** d’islam,depuis que le monde est monde que vous êtes en guerre. Partout vous semez la discorde ,yé ou l’problème??????”
Je suis entierement d’accord avec l’opinion des gens d’Hérouxville ,si les immigrants quittent leur pays donc je conclue qu’ils doivent etre malheureux,alors a eux a s’adaptés a nous ET NON LE CONTRAIRE.
Enfin, du monde qui mettent leur culotte. tout le monde tourne autour, parle et placote. Persone n’agit. Là quelqu’un agit et ça rue dans les brancards. Gens d’Hérouxville, vous avez mon appui. Bravo.
Je souhaite vivement que le Québec devienne indépendant pour qu’il puisse ce barricader et laisser le reste du monde à l’abri de cette soit disante société ouverte au rayonnement culturel merveilleux.
Ici on est au québec…. alors si ça ne leur convient pas…. qu’ils prennent tous le bateau et qu’ils retournent chez-eux. On n’a pas besoin d’eux. C’est nos politiciens de merde qui ont créé le problème que nous vivons aujourd’hui. Notre descendance va en payer le prix.
J’arrête là, you got me.
Non, tous les Québécois n’ont pas réagit ainsi. Il s’agit là d’une minorité - j’espère…
Si le débat sur les “accommodements raisonnables” méritent d’être traitée, c’est pas comme ça bordel !

je dois vous avouer que je suis nerveux à chaque fois que je vois un musulman occuper un poste important au sein de notre société. Ca me donne envie de leur demander « Monsieur, prouvez-nous que nous n’êtes pas un ennemi. » Je sais que la grande majorité ne sont pas nos ennemis. Je ne les accuse pas tous d’être nos ennemis, c’est seulement un sentiment et je suis sur que la majorité des gens le partage.
Merci de ta franchise.
Personnellement, je pense que ce n’est pas la religion qui définit l’individu, mais l’usage qu’il en fait…et sa façon de l’interpréter. Partant de cela, chaque religion a ses extrêmistes. Je serais inquiète de voir un catholique, un juif ou un musulman intégriste occuper un poste dans un planning familial ou dans l’éducation, si leur religion passe avant leur travail et influence celui-ci…
J’ai du mal par contre avec la désignation systématique des “Musulmans” comme ennemis. La Bible Belt des USA me fait parfois plus peur qu’une Mosquée tenue par des gens respectant les croyances des autres.
Pour en revenir à ces fameux accommodements raisonnables, je pense qu’il est dangereux de désigner ainsi les Musulmans comme boucs émissaires systématiques. On n’avance pas, là. Surtout que comme il l’a été montré, les demandes d’accomodements viennent surtout de Québécois qui se sont convertis…
Je crois qu’il est important de faire ce débat, car la situation est intolérable. Les gens sont fâchés (littéralement) de voir que des gens qu’on accueille ici se replient sur eux-mêmes et crachent sur notre culture, sur notre vivre-ensemble, sur nos valeurs.
Il est grand temps d’y voir plus clair!